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Les familles de sept militants du mouvement islamiste marocain non reconnu Al Adl wal Ihssane, arrêtés dernièrement à Fès (centre) ont annoncé mercredi soir à Rabat "avoir porté plainte contre la police pour torture pendant leur garde à vue".
"Ces militants ont déposé lundi par le biais de leurs avocats une plainte contre la brigade nationale de la police judiciaire parce qu'elles ont été torturées. Leurs aveux ont été extirpés sous la violence", a déclaré l'un de leurs avocats, Mohamed Aghannaje lors d'une conférence de presse à Rabat.
Les familles ont ajouté que les militants ont subi un "très mauvais traitement lors de leur interrogatoire par la police".
Les sept islamistes ont été arrêtés le 28 juin dernier après qu'un avocat de Fès, Mohamed El Ghazi ait porté plainte contre eux pour "enlèvement et violence".
Le parquet de Fès les accuse pour sa part d'"appartenance à une association non reconnue".
Selon certains journaux, les sept islamistes "soupçonnent Mohamed El Ghazi, un ancien membre d'Al Adl wal Ihssane, d'avoir fourni des renseignements (à la police, ndlr) sur leurs activités politiques".
Contacté par l'AFP, un responsable de la police a nié les faits.
Le procès des sept militants islamistes, incarcérés à la prison Aïn Kaddouss de Fès n'a pas encore été fixé, le juge d'instruction n'ayant achevé que mardi leur audition.
Al Adl wal Ihssane, association non reconnue mais tolérée, compte parmi les organisations islamistes les plus influentes du royaume.
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